Youn Sun Nah Quartet – Live report et playlist

younsn1En weekend à Orléans, c’est avec plaisir que nous sommes allés écouter hier soir l’excellent quartet de Youn Sun Nah. On vous raconte.

De passage au centre culturel de la Passerelle, Le Youn Sun Nah quartet a déplacé les foules hier soir en clôture de la saison 2012-2013. Et tout comme le public présent, nous avons été conquis. La chanteuse Coréenne, l’une des voix les plus en vue de la scène Jazz, a régalé l’audience avec les morceaux de son dernier album bien sûr (Lento en 2013), mais également avec les classiques de son répertoire ainsi que des reprises surprenantes. Avec en ouverture une reprise de These are Few Of my Favorite Things issue de la pièce de Rodgers et Hammerstein The Sound Of Music tout en douceur avec son Kalimba, Youn Sun Nah continue avec Inner Prayer, tiré de son album Voyage. Les 3 musiciens de son quartet arrivent progressivement pour l’épauler, et le concert peut alors pleinement débuter. Avec son compère de longue date, l’incroyable guitariste Ulf Wakenius (ancienne guitare d’Oscar Peterson), ainsi que de Vincent Peirani à l’accordéon et Simon Tailleu à la contrebasse, suivent la reprise de Nine Inch Nails Hurt puis les morceaux Momento Magico, Pancake, Empty Dream ou encore Breakfast in Baghdad.

Les morceaux s’enchaînent et le temps défile tant la performance vocale de la chanteuse nous tient en haleine. Ponctuant les fin de chansons de quelques mots à peine soufflés d’une voix timide, le fossé avec la puissance de son chant est d’autant plus impressionnant. C’est presque si la chanteuse s’excuse des applaudissements qui lui sont adressés. Le concert continue en grande pompe avec Arirang, chanson traditionnelle Coréenne, puis avec une reprise du Jockey Full Of Bourbon de Tom Waits dont elle va jusqu’à « imiter » la voix. Puis lors des rappels, le quartet nous régale avec Avec le Temps de Léo Ferré, Ghost Riders in the Sky de Johnny Cash et enfin, seule avec une boîte à musique, Youn Sun Nah interprète une magnifique version de Same Girl de Randy Newman, comme un clin d’œil à son précédent album du même nom.

C’est donc d’une soirée riche en émotions, et d’une diversité musicale impressionnante dont nous avons eu la chance de profiter. De reprises en compositions originales, en passant par des improvisations vocales, Youn Sun Nah est bluffante et montre que le jazz sait encore se réinventer. Si vous avez l’occasion de croiser ce Quartet atypique, n’hésitez pas! Et pour prolonger le concert, on vous concocte une playlist sur cette formidable chanteuse.

 

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