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S’il fallait encore prouver que la soul se porte très bien, nous pourrions facilement nous servir du nouvel album de The Excitements comme preuve de la vitalité de ce genre musical. Emmenés par la voix de la chanteuse originaire du Mozambique Koko-Jean Davis, le sextet nous régale avec ce second album.

Né de la rencontre de la chanteuse avec des musiciens de divers milieux tels que le R&B, la soul ou encore le jazz, The Excitements est assurément un groupe qui fait revivre la grande époque de le soul, mais pas que. Il n’y a qu’à voir tous les styles que Koko a à son répertoire : après s’être intéressée au Gospel comme beaucoup de chanteuse soul, elle bifurque durant ses études vers le rock, le blues ou même le jazz et la bossa (elle a vécu d’ailleurs quelques années au Brésil). Et ce n’est qu’en 2010 lors d’un passage à Barcelone qu’elle rencontre deux anciens des Fabulous Ottomans (Adria Gual à la guitare et Daniel Segura à la basse) : ce sera la base du groupe. Toujours sur le label Penniman Records, Sometimes Too Much Ain’t Enough garde les ingrédients qui ont fait le succès du premier album éponyme. L’énergie qui se dégage de la galette est incroyable et le band derrière envoie un groove solide. On ne peut s’empêcher parfois de penser à ce que pouvaient faire Ike et Tina Turner ou Aretha Franklin. Avec des intonations tranchantes et incisives, sans tomber dans la caricature, la voix de Koko Jean Davis nous replonge dans le meilleur des années ’60s. Le single Ha, Ha, Ha, incroyablement efficace et accrocheur (on vous a même mis le clip plus bas), donne le ton de l’album. On trouve tout de même quelques balades au delà de morceaux purement rythme and blues, comme le beau I’ve Bet And I’ve Lost Again. Contrairement au premier album, toutes les tracks sont des compos originales, à l’exception de la première Keep It To Yourself, qui est une reprise de Billy Preston. The Excitements parvient donc à retrouver parfaitement ce son vintage si particulier à la soul, avec des créations d’aujourd’hui.

Sometimes Too Much Ain’t Enough, bien que n’étant pas d’une grande originalité, est réellement un album que nous avons apprécié de bout en bout. Il est un de ces albums à se passer le lundi matin pour se donner de l’énergie. Car c’est surement là l’un de ses plus grandes force : son énergie communicative (le funk de James Brown n’est pas loin). On a donc là l’un des albums de soul old-school des plus authentiques : Sharon Jones & the Dap-Kings n’ont qu’à bien se tenir.