Sun Ra – les 100 ans

PAR51922Aujourd’hui, Sun Ra aurait eu 100 ans. Cet aventurier du jazz méritait bien un petit hommage!

Autant le dire tout de suite : nous sommes très fans de sa musique, alors que celle-ci a parfois été controversée : ce n’est pas pour rien que nous avons glissé deux morceaux du pianiste dans notre dernier Sunday Special. Entourant son œuvre de croyances, de mythologies diverses et de science fiction, admirant l’Egypte ancienne et se costumant; Sun Ra a été un ovni dans l’univers du jazz.

“… my whole body changed into something else. I could see through myself. And I went up … I wasn’t in human form … I landed on a planet that I identified as Saturn… they teleported me and I was down on stage with them. They wanted to talk with me. They had one little antenna on each ear. A little antenna over each eye. They talked to me. They told me to stop [attending college] because there was going to be great trouble in schools … the world was going into complete chaos … I would speak [through music], and the world would listen. That’s what they told me.” Sun Ra

Né à Birmingham mais se prétendant d’une autre planète (Saturne), Sun Ra a été aperçu aux côtés d’une multitude de personne à ses débuts : il a notamment travaillé avec Fletcher Henderson en 1946 comme arrangeur et pianiste et a fait plusieurs apparitions sur de petits labels en 1948. Bien qu’il avait déjà crée un groupe en 1934, il crée son mythique big band (The Arkestra) en 1953. C’est au milieu des années ’50s qu’il fonde avec l’un de ses compères de l’Arkestra Alton Abraham son propre label : Saturn Records. Il expérimente alors assez vite les claviers électriques et commence très vite à s’intéresser au free jazz.

Il déménage de Chicago à New York en 1961 puis à Philadelphie en 1970. Il introduit alors de nouveaux éléments à sa musique comme des chants mystiques, des improvisations free et une grosse part de création électronique. Il invente notamment l’Outerspace Visual Communicator, machine commandée au clavier qui produisait des images lors des shows du groupe.

“I am a musician, but I’m another type of musician.” Sun Ra

Mais en dépit d’un univers pouvant parfois égarer (ou régaler) l’auditeur, Sun Ra a été un créateur de premier plan qui a su sans cesse innover. Nous vous avons ainsi sélectionné deux albums de ce maître du jazz fusion : The Nubians Of Plutonia et Space Is The Place. Il n’a pas été facile de faire un choix, mais ces deux disques figurent parmi nos favoris et nous semblent relativement importants dans l’œuvre gigantesque de Herman Sonny Blount (son nom de naissance). En route pour l’outer space.

À noter que le Sun Ra Arkestra jouera en hommage au pianiste au New Morning le 23 juin.

 
SPACE IS THE PLACE (1972) :

Space_Is_The_Place_album_coverSpace Is The Place est une bonne introduction à l’univers halluciné du compositeur. Les compos et les univers sont variés et résument assez bien la palette sonores de Sun Ra : on passe du très Égyptien Discipline au swing de Images avant le spacial Sea Of Sounds. On retrouve également les percussions africaines chères au pianiste ainsi que des chœurs venus de l’espce. Sun Ra montre tous ses talents d’instrumentistes, passant du piano aux claviers.

 

THE NUBIANS OF PLUTONIA (1959) :

133219The Nubians Of Plutonia est presque encore un album des débuts de Sun Ra. On assiste à ses premières utilisations de l’électronique et des percussions africaines. Le pianiste y met également en place des thèmes qu’il prolongera par la suite : les titres des compositions est d’ailleurs assez évocateurs. Qui plus est, tous les morceaux de l’album sont des chefs d’œuvres. Merci Mister Sun Ra!



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