Half and the City est sorti il y a tout juste deux semaines. Il s’agit du premier album de la jeune formation soul emmenée par le chanteur Paul Janeway. Déjà auteurs d’un E.P. auto-produit remarqué en 2012, Saint Paul & The Broken Bones devraient, avec cette nouveauté discographique de premier choix, désormais faire parler d’eux à grande échelle.

L’Alabama dont ils sont originaires à nécessairement influencé la musique de ces musiciens. Leur leader, Paul Janeway, a été bercé dans le gospel dès son plus jeune âge, si bien qu’il confesse que la seule musique non religieuse qu’il aie peu entendre petit était les Stylistics et Sam Cooke ! Aujourd’hui fort d’une culture musicale plus variée, il est l’auteur d’une soul fidèle à ses racines et à la fois actuelle qu’il chante d’une voix digne des plus belles heures de la Black Music. L’électrification confère à l’ensemble de l’album un côté réellement punchy.

Entre les rythmes ternaires langoureux des très belles ballades que sont Grass Is Greener ou Dixie Rothko et les riffs de cuivre ultra efficaces de Don’t Mean a Thing ou du très entrainant Sugar Dyed, la soul des natifs de l’Alabama séduit par sa fraicheur et le côté bluesy apporté par la guitare saturée jamais loin du premier plan comme sur le titre Half the City.

Dans le même jus soul que celui de leur ainés des années 60 et 70, Paul Janeway et les Broken Bones ont enregistré cet album dans les conditions du live, et sur bandes magnétiques. Un élément de plus qui fait la richesse de cet album, dynamique et sensible, et lui donne une âme particulière.

L’album est paru sur Single Lock Records, jeune label de la ville de Muscle Shoals en Alabama.

Membres : Paul Janeway, Jesse Phillips, Andrew Lee, Allen Branstetter, Browan Lollar, Ben Griner and Al Gamble