SnarkyPuppy2014-769x440 copieMI0003852224C’est avec le Metropole Orkest que Snarky Puppy sort son nouvel album live, et encore une fois le groupe fait mouche. Entre compositions ciselées, improvisations endiablées et toujours ce savant mélange de genres musicaux, Sylva est un gros coup de cœur.

Le collectif de Brooklyn n’aura donc pas gambergé après leur Grammy Awards pour We Like It Here (2014), et font encore évoluer leur formule jazz-funk orchestral en se confrontant à l’ensemble Néerlandais Metropole Orkest. Ces derniers ne sont pas des inconnus, et nous avions déjà pu les apercevoir aux côtés d’Elvis Costello ou encore de John Scofield. Et c’est sur le label Impulse, fraichement relancé, que les Snarky Puppy décident de lâcher leurs 6 nouvelles compositions métissées.

Toujours emmené d’une main de maître par leur bassiste Michael League, la musique des Snarky Puppy prend encore une nouvelle dimension adossée à cet ensemble symphonique de 50 musiciens. Au delà de son aspect Bande Originale, Sylva nous invite à un véritable voyage musical. Et si “groove symphonique” pourrait être la formule qui colle le plus à l’album, les fans seront rassurés par des passages emprunts de la “patte” Snarky Puppy clairement jazz-funk, la fusion rôdant toujours de ci de là. La performance tient surement là : le groupe réussit à garder son ADN tout en se servant de la puissance du Metropole Orkest pour imposer son groove. En comparant Sylva au précédent DVD Live de We Like It Here (que nous vous mettons ci-dessous), on entend clairement la différence d’envergure.

 

Sylva n’est certainement pas l’album le plus “festif” de Snarky Puppy, mais peut être celui qui pousse l’univers du groupe le plus loin. Emmené par le Metropole Orkest, le groupe continue sa marche en avant avec une collaboration qui s’annonçait loins d’être évidente. Pourtant Sylva est d’une sophistication musical impressionante, le tout en live s’il vous plait, est ambitieux et d’une qualité d’écriture qui ravit les oreilles. L’énergie du groupe est toujours aussi communicative, et des morceaux comme Flight aux accents jazz funk ou The Clearing qui pourra rappeler à certains la période fusion de Miles, font de cet album un indispensable.