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Pour ceux qui connaissent le Serge Gainsbourg des débuts, “facile !” me direz-vous de parler de cet album paru sur le label Mercury en 1963, tant il fait partie des classiques. Pour ceux qui ne connaissent que le Gainsbarre de Love On The Beat, bruleur de Pascal et buzzeur (avec ou sans jeu de mot !) avant l’heure, voici une belle image du jazz à la française à l’heure où, outre atlantique, les musiciens post-bop faisait fureur.

Gainsbourg enregistre cet album de chansons en trio : Michel Gaudry à la contrebasse et Elek Bacsik à la guitare électrique. L’enregistrement, de fait très épuré, met en valeur chacun des instruments. N’en reste pas moins qu’il s’agit d’un album de chansons. Les textes sont à la fois piquants et pleins d’humour, décrivant la relation amoureuse et ses artifices matériels.

Plusieurs titres sont aujourd’hui des standards de la chanson française à l’image de Elaeudanla Téïtéïa ou Chez les Yéyés bien que l’album n’ait pas trouvé son public à sa sortie. Il s’agit d’ailleurs des derniers albums de la carrière précoce de Gainsbourg qui s’orientera vers une musique au succès bien plus assuré ensuite. Pour justification, il dira “avoir retourné sa veste après s’être aperçu qu’elle était doublée de vison”. L’histoire a montré qu’il ne s’était pas trompé.