Roberto Fonseca – Yo

On revient aujourd’hui sur un des albums marquant de cette année : Yo de Roberto Fonseca. Après un passage par le hip hop et l’électro, il revient ici en grande forme avec un album jazz, dans lequel il évoque ses racines africaines et cubaines. Pris sous la houlette d’Ibrahim Ferrer, Roberto Fonseca commença en intégrant donc le Buena Vista Social Club aux côtés d’artistes de renom tels que Rubén González, Ibrahim Ferrer, Cachaito, Guajiro Mirabal et Manuel Galban, ce qui lui conféra très vite une renommée internationale.

On sent d’emblée le jeu rythmique de Fonseca, son approche percutante du piano dans « 80’s », qui ressemble à un carnaval musical endiablé. Le morceau d’ouverture donne le ton, la suite de l’album sera tout aussi puissant, charpenté, explosif. Le jeu tout en rythme du pianiste, allié à la recherche de sonorités afro-latine ainsi que de la soul et du jazz américains nous évoque obligatoirement Herbie Hancock ou Keith Jarrett. Avec un nom évocateur : Yo (je en espagnol), Fonseca réalise l’album le plus intime de sa carrière : une synthèse de son univers musical. Entourés de musiciens Cubains (les percussionnistes Joel Hierrezuelo et Ramsés Rodríguez, le bassiste Felipe Cabrera…), il explore sa part d’Afrique en jouant d’abord du piano acoustique,  puis du clavier électronique et autres orgues en tout genre. Il passe tour à tour des rythmes festifs de Cuba (80’s) aux mélodies lancinantes de l’Afrique (Bibisa) et installe une palette sonore variée mais cohérente. Un album positif, qui met le sourire au lèvre tant Roberto Fonseca insuffle une énergie communicative dans ses compositions. Un album à découvrir absolument, d’autant plus lorsque l’hiver fait rage.

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