RomanticWarrior

La semaine dernière nous mettions déjà le jazz-rock/fusion (on ne sait même plus comment appeler ça !) à l’honneur avec Gazeuse!, superbe album de Gong. C’est non sans plaisir que l’on partage aujourd’hui Romantic Warrior signé Return to Forever. Ne vous fiez pas aux apparences, car si force est de constater que la pochette est aujourd’hui moins sexy qu’elle avait pu l’être en 1975 aux yeux des producteurs de Columbia, l’album est un chef d’oeuvre du genre.

Return to Forever est un de ces groupes où l’effervescence créative, l’expérimentation étaient la norme. Comme beaucoup, la formation a connu nombreux changements mais celle qui a enregistré Romantic Warrior est certainement celle qui a rencontré le plus grand succès auprès du public. Cet album est d’ailleurs le best-seller du groupe. Ses deux créateurs charismatiques aux commandes : Chick Corea aux claviers et Stanley Clarke aux basses, accompagnés de Lenny White aux percussions et Al Di Meola aux guitares. Il s’agit là du sixième album de Return to Forever, et du troisième dans cette configuration. Notez : c’est le premier à ne pas être annoté “featuring Chick Corea”.

L’album est reconnu pour pencher largement vers le jazz-rock au détriment du jazz-fusion, style de leurs précédents albums. Si pour certains la nuance est fine, les riffs et soli de guitares saturées de Di Meola sur Majestic Dance illustrent bien ce penchant. Les musiciens auraient intégré des influences rock progressif de groupes tels que Yes à leurs compositions. Corea signe Medieval Overture, The Romantic Warrior et Duel of the Jester and the Tyrant, White signe Sorceress, Clarke The Magician et Di Meola Majestic Dance. Si l’album est le plus gros succès, il est aussi reconnu pour être techniquement complexe et virtuose. Conscient du summum atteint, le groupe a décidé d’un commun accord de se séparer.