Polyrhythmics – Libra Stripes

Polyrhythmics

Sans concession. C’est un peu ce qui nous vient à l’esprit quand on écoute le nouvel album de Polyrhythmics. Entre Afrobeat et Funk, le groupe tape fort avec Libra Stripes qui sera disponible le 12 novembre. Et croyez moi, vous serez bien content de vous réchauffer avec ses cuivres puissants et son groove implacable quand l’hiver commencera à reprendre ses droits.

Nous avions déjà aperçu les Polyrhythmics sur la compilation des Paris Djs Tropical Grooves & Afrofunk International, et déjà nous avions été soufflé par la brutalité de leur son. Comprenez par brutalité que vous ne trouverez dans l’album aucun effet électronique ou même de synthétiseur. Non, ici on a affaire à des esthètes. Des cuivres, des percus et surtout de très bons musiciens, voilà de quoi est fait l’album! Il s’agit bien de 8 gars qui tout en s’appelant Polyrhythmics ne soufflent que d’une seule et même voix puissante. Leur énergie est incroyable et propulse leur funk hors du temps. Car bien souvent, lorsque l’on parle d’afrobeat on pense à une époque révolue ou « vintage ». Mais les Polyrhythmics nous servent un groove universel et intemporel, loin de toute référence historique : voyons plutôt l’album comme un voyage à travers l’Afrique. Un voyage dans lequel notre guide pourrait être l’orgue, qui a presque ici une place de leader (ce qui vous nous connaissez n’est pas pour nous déplaire). Derrière l’orgue se trouve bien sûr les cuivres, dans la plus pure tradition africaine. L’autre particularité du groupe, c’est sa guitare qui vient régulièrement nous flatter les oreilles avec des sonorités à la Eddie Hazel. Et c’est peut être cette guitare et la basse qui nous transporte d’un afrobeat qui aurait pu être classique à un mélange incluant des éléments funk faisant toute la différence. Tout comme d’autre formation dont on a pu vous parler tels que les Antibalas, l’Imperial Tiger Orchestra, Hard Proof (aussi sur Kept Records), ou encore le Menahan Street Band, Polyrhythmics trouve sa voix dans ce courant « Neo Afrobeat » d’une belle manière. Une belle synthèse des musiciens africains et des grooves occidentaux donc, qu’il faudra absolument aller voir en live si l’occasion se présente. En attendant, le rendez-vous est pris pour le 12 novembre. Et comme on est sympa, on vous passe deux tracks issues de Libra Stripes : Bobo et Moon Cabbage, ainsi que deux compos plus anciennes : Klompton et The Imposter.

Ah et j’oubliais, l’album est écoutable en intégralité par ici!

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