Oliver Nelson – The Blues and the Abstract Truth (1961)

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On retrouve aujourd’hui un classique absolu du jazz : The Blues and the Abstract Truth d’Oliver Nelson. Joueur de sax alto et de tenor (parfois de soprano également), Nelson est surtout reconnu désormais pour ses talents de compositeur. Il joua pourtant avec les plus grands (Erskine Hawkins, Quincy Jones en 1960, Louie Bellson…). La liste des grands noms pour lesquels il a écrit et arrangé est toute aussi parlante : Jimmy Smith, Wes Montgomery ou encore Billy Taylor, parmi tant d’autres. Il écrivit également pour la télévision et l’industrie du cinéma.

The Blues and the Abstract Truth est considéré comme son grand classique aussi bien en tant qu’instrumentiste que compositeur, avec un casting de musiciens qui pourrait s’apparenter à un sextet « all stars » : Paul Chambers à la basse, Bill Evans au piano, Roy Haynes à la batterie, Freddie Hubbard à la trompette, Eric Dolphy et Oliver Nelson au sax. On y trouve le très connu Stolen Moments en ouverture de l’album, indémodable et toujours aussi efficace avec le leading mélodique de Hubbard. Dans le style et la rythmique de Yearnin’, on entend un Bill Evans plus bluesy que jamais. Le « blues » et « l’abstract truth » du nom de l’album se retrouvent peut être le mieux dans le morceau de cloture : Teenie’s Blues, ou les deux saxs de Nelson et Dolphy sont mis en avant. L’album peut être vu comme une exploration ou une continuation des recherches harmoniques mises en place par Miles Davis avec le légendaire Kind Of Blue sorti en 1959 (The Blues and the Abstract Truth est sorti deux ans après). Evans et Chambers ont d’ailleurs participé à ces deux albums. The Blues and the Abstract Truth est réellement un must pour les amateurs de jazz!

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