Mélanie De Biasio, entre ombre et lumière.

La lumière s’éteint, le silence s’installe, et un souffle doux et feutré m’effleure : c’est la voix de Mélanie De Biasio qui m’emporte dans un nouvel album merveilleux.

Lilies, les fleurs de lys, symbole de pureté, voilà un nom d’album qui n’aurait pu être mieux choisi. Quelques notes suffisent, et me voici à nouveau envouté, comme lorsque j’avais écouté No Deal pour la première fois. La musique de la chanteuse belge est une respiration, une bulle de calme et d’élégance. Sa voix perce le silence et chante au creux de mon oreille. Plein de contraste, le jazz de Mélanie De Biasio sait aussi être tranchant : une voix claire dans une musique ouatée comme dans Gold Junkies qui succède à la mélancolie et la douceur de Your Freedom Is The End of Me.

“For me, Lilies has a darkness, but it’s also luminous. » Mélanie De Biasio

Toujours dans la retenue et pourtant plein de sensualité, Mélanie De Biasio parvient à trouver la juste mesure entre la sensibilité et la froideur. À l’image de Sitting In The Stairwell, blues dépouillé afin de n’en retenir que la sève : l’émotion. Il est difficile de dire de Mélanie De Biasio qu’elle est une chanteuse jazz, tant son style peut flirter avec le blues ou la pop. Mais qu’importe, j’écoute ce nouvel album d’une traite et la pesanteur n’a plus d’effet. Je flotte, hypnotisé par cette voix et cette pulsation sur All My Worlds.

On sort de Lilies comme on sort d’une transe. Les sens en éveil, mais désorienté. J’ai adoré me perdre avec Mélanie De Biasio, avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de singulier et de personnel. Assurément un album rare et précieux.

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