Les bonnes notes de la rentrée.

Après plusieurs mois d’absence, Le Digitalophone fait sa rentrée. Nous avons profité de ce break pour rafraîchir le site et repenser un peu la formule. Le but est toujours de vous faire découvrir le jazz (et ses dérivés) qui nous plaît, mais également de nous permettre d’être plus souple qu’avant. Et comme ce n’est pas parce que nous n’avons rien posté depuis un moment que nous n’avons rien écouté, il nous tarde de partager avec vous nos dernières découvertes. On commence donc dès maintenant avec une petite sélection de rentrée!


Vels Trio
Yellow Ochre EP



On commence avec le premier EP du Vels Trio : Yellow Ochre EP. Ces trois jeunes anglais (Jack Stephenson-Oliver, Cameron Dawson et Dougal Taylor) commencent à se tailler une belle réputation outre atlantique à grand coup de prestations live plus que convaincantes, et il y a fort à parier que ce succès arrive jusqu’en France. Quelque part entre les Badbadnotgood et les GoGo Penguin, ils s’inscrivent dans un mouvement entre jazz et hip hop qui envoie balader les étiquettes qu’on essaierait de leur coller.

Parfois expérimental, leur jazz nous transporte entre fusion, groove, et envolée lyrique à travers 5 morceaux qui donnent envie d’en écouter plus. À noter l’apparition sur 40 Point du saxophoniste Shabaka Hutchings dont on vous reparle un peu plus bas.

À noter : le Vells Trio sera en concert au New Morning le 02 Novembre.


The Heliocentrics
The Sunshine Makers

Nous vous avons déjà parlé des Heliocentrics sur le Digitalophone, alors que nous les avions découverts en back band du roi de l’ethio jazz Mulatu Astatke. Ils n’ont depuis pas chômé, et ce n’est pas moins de 2 albums que les londoniens sortent en cette année 2017.

Nous avons choisi de vous parler du deuxième : The Sunshine Makers, bien que le premier (A Worlds Of Masks sorti en Mai) soit également très bon. Nous avons là 19 morceaux composés pour la bande originale d’un documentaire sur les plus gros fabricants de LSD aux US dans les années 60s, le ton est donné. Pour ceux d’entre vous qui connaissent déjà le groupe, je pense que vous serez d’accord si j’avance que c’était une BO faite pour eux! Bien qu’il s’agisse de leur premier score, le jazz psychédélique des Heliocentrics fait ici merveille. Bref, un album à découvrir d’urgence.
Pour ceux que ça intéresse, le documentaire est par ailleurs disponible sur Netflix.


Sons Of Kemet
Lest We Forget What We Came Here To Do

Bien que cet album soit sorti il y a maintenant presque deux ans, nous avons eu un véritable coup de cœur pour le groupe du saxophoniste Shabaka Hutchings lors de leur passage au New Morning en début d’année. On se rattrape donc en vous partageant Lest We Forget What We Came Here To Do, avec sa formation atypique composée d’un saxophone (Hutchings donc), de deux batteries et d’un tuba.

Ça sonne puissant, ça vous prend aux tripes et surtout ça vous transporte. Sons Of Kemet est loin d’être le seul projet de Shabaka Hutchings, mais c’est certainement le plus radical. Traversé d’influences afros, le londonien d’origine caribéenne s’impose comme un incontournable du jazz contemporain.

Et si comme nous Hutchings vous a tapé dans l’oreille, prolongez l’écoute avec ses autres projets : The Comet Is Coming, Melt Yourself Down, Shabaka and The Ancestors ou encore ses projets solos!


Thelonious Monk
Les Liaisons Dangereuses

Un bel inédit est réapparu cet été lors du dernier Disquaire Day : les enregistrements de Theonious Monk pour le films Les Liaisons Dangereuses de Roger Vadim en 1960. Superbement édité par Sam Records, on découvre avec bonheur des versions inédites de classiques du pianiste enregistrées à New York en 1959 pour les besoins du film. On y retrouve ainsi Pannonica, Well You Needn’t ou encore le magnifique Crepuscule With Nellie.
C’est en cherchant des enregistrements du ténor Barney Wilen que Fred Thomas (patron de Sam Records) tombe sur ces bandes inédites. On imagine facilement sa jubilation. Outre Monk, on retrouve à la rythmique Sam Jones à la basse et Art Taylor à la batterie. Charlie Rouse prend le tenor, tout comme Barney Wilen (le fameux), aussi connu pour sa contribution à Ascenseur Pour l’Echafaud de Miles Davis. Un beau groupe pour une superbe réédition.

Vous pouvez trouvez ces inédits en cd et vinyle.

 


Ambrose Akinmusire
A Rift in Decorum : Live at the Village Vanguard

Alors qu’Ambrose Akinmusire nous avait séduit avec The Imagined Savior Is Far Easy To Paint, le voici aujourd’hui faisant parti du cercle restreint des jazzmen ayant joué et enregistré au mythique Village Vanguard. L’évolution a été fulgurante, et le symbol est fort. Le tout est sorti sur Blue Note.
Mais au delà du prestige, il s’agit ici du premier live enregistré du trompettiste. Dans un quartet où il brille, Ambrose Akinmusire démontre qu’il n’est pas là par hasard. Accompagné par Justin Brown à la batterie, Harish Raghavan à la basse et Sam Harris au piano, le trompettiste alterne mélodies ouatées et improvisations tendues. Un très beau live, dans lequel on redécouvre avec plaisir tout le génie d’Akinmusire.

 

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