Lee Fields – Faithful Man (2012)

lee fields faithful manSi comme nous vous avez froid ce weekend, voilà de quoi vous réchauffer. Et si vous pensiez qu’il n’était plus possible d’écouter de la soul aussi bonne que dans les années ’60, voici encore un exemple qui vous prouvera le contraire (après Charles Bradley et Sharon Jones du label Daptone dont on vous avait parlé). Car Daptone a prouvé qu’il était possible de faire de la très bonne soul rétro aujourd’hui encore, mais ce n’est pas le seul label à nous offrir ce genre de petits plaisirs auditifs. Certes Sharon Jones a du ouvrir la voie à tous ces chanteurs old school que l’on aime tant, et qui ajoutent des synthés et un peu de hip hop parfois pour attirer une audience plus jeune. Lee Fields est l’un d’eux, et bien qu’ayant enregistré quelques albums chez Daptone, il nous régale maintenant au sein du label Brooklyn’s Truth & Soul (on se souvient de son très bon album My World sorti en 2009).

Combien d’artistes ayant enregistré leur premier 45-tours en 1969 sont-ils encore dans le circuit ? A 61 ans, Lee Fields est l’un des rares vétérans de la soul toujours en activité. Bien qu’avant il donnait dans le funk, on a affaire ici à de la soul bien pure, du genre Wilson Pickett avec un peu de crooner en plus. Tout un orchestre accompagne l’album, avec des cordes, des trompettes et des chœurs, à la croisée des chemins entre la pureté de Stax et la sophistication de la soul de Philadelphia International. Tous ceux qui aiment ce genre rétro ne devraient pas pouvoir s’empêcher d’écouter attentivement les 40 minutes que nous offre l’album. S’il était sorti dans les années 60, quand Aretha Franklin, Sam & Dave et Otis Redding squattaient le top 40, Fields seraient sûrement devenu une star. Depuis 2008, The Expressions, des musiciens experts en groove -on les retrouve au chevet du jeune Aloe Blacc-, l’accompagnent et offre à Lee Fields un écrin de soul doré à l’or fin. Le tout, de la production, de l’accompagnement en passant par la chanson, produit un bijoux spirituel dont les racines rétro prouvent que les thèmes sur l’amour déçu restent intemporels. Et puisque Marvin Gaye, Otis Redding et Sam Cooke ne sont plus de ce monde, Lee Fields ou Charles Bradley sont réellement devenus indispendables.

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *