L’Afrique continue de faire danser la Salle Pleyel

Les lecteurs du Digitalophone de la première heure se rappellent peut-être notre étonnement quand, au passage de Tony Allen à la Salle Pleyel, nous avions vu le public se lever d’un seul homme pour danser d’un bout à l’autre du concert. C’est l’effet du Cycle Afrique, et ça continue !

Après avoir mis à l’honneur les musiques touaregs de Bombino et Tinariwen (vidéo ci-dessous), accueilli l’Ethiopie de Mulatu Astatke et le Nigéria de Tony Allen en novembre, donné la voix au Congo du Staff Benda Bilili en mars, la Salle Pleyel cèdera son plateau le 22 juin 2013 au guinéen Mory Djely Kouyaté accompagné du pianiste Jean-Philippe Rykiel dans une première partie et à la chanteuse malienne Oumou Sangaré dans une seconde.
 

Kouyaté/Rykiel est un de ces duo qui, à l’instar de Ballaké Sissoko et Vincent Ségal, savent mélanger avec brio une musique issue des plus pures traditions africaines et une approche plus européenne. La rencontre des deux hommes remonte à la fin des années 80. Kouyaté, emblème de la musique mandingue, est issue d’une dynastie de griots, ces personnes qui véhiculent oralement les histoires et traditions au travers des époques. Rykiel, lui, fait partie des ces musiciens explorateurs toujours en quêtes de nouvelles pistes.

 
Oumou Sangaré est, elle, une voix de l’Afrique plus actuelle bien qu’inspirée des musiques et danses traditionnelles. Originaire de la région du Wassoulou, la chanteuse Malienne gagne sa popularité dès le début des années 90 notamment grâce à sa collaboration avec Amadou Ba Guindo. Dès lors, elle devient l’ambassadrice des femmes défavorisées dont elle défend la place au sein de la société. A 45 ans, Oumou Sangaré porte bien des casquettes et oeuvre également pour l’évolution de son pays. →

 

Samedi 22 juin 2013 à la Salle Pleyel, 20h.


 



Vous pouvez aussi visionner le concert sur le site de la Cité de la Musique.

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