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Sortie le 6 mai 2016
Label : Blue Note

On ne présente plus la musique de Gregory Porter, tout le monde la connait désormais. En effet, ce musicien révélé au grand public depuis peu (2010 – date de parution de son premier album chez Motéma) a réussi le tour de force de mettre autour d’un même disque des publics dont les horizons musicaux sont pour ainsi dire très divers. Amateurs de jazz, de chanson, de soul ou simplement ceux qui “aiment de tout” sont unanimes. Porter séduit, rassemble, transporte. S’il n’a pourtant pas l’exclusivité de la prouesse, il faut toutefois constater que peu peuvent se targuer d’en être un auteur.

Après deux parution en 2010 et 2012 chez Motéma (Water puis Be Good), le Californien avait succombé aux charmes de Blue Note qu’il avait rejoint pour l’album de toutes les récompenses Liquid Spirit (Grammy du meilleur album de jazz, disques d’or et de platine dans 5 pays européens…), mais en gardant la même équipe. Pour Take Me To The Alley, le noyau dur reste inchangé mais la formation s’enrichit ponctuellement d’une deuxième voix – celle d’Alicia Olatuja, de la trompette de Keyon Harrold de de l’orgue d’Ondrel Pivec.

Take Me To The Alley fonctionne comme les précédents albums, la musique est forgée autour de la voix de Porter. Calme, chaleureuse, posée… un profil taillé pour les ballades qui font la majorité de l’album (Holding On qui ouvre cet opus, Take Me To The Alley, Consequence of Love, More Than A Woman, In Heaven aux couleurs latines, etc.), et porté par des sidemen aux interventions caressantes. Evidemment, à l’instar de la tubesque chanson éponyme sur Liquid Spirit, ce nouvel album intègre quelques titres aux thèmes pas moins accrocheurs tout à fait capable de “créer le buzz”. Reste à savoir lequel ce sera, Don’t Lose Your Steam, Fan The Flames, French African Queen

En attendant la mise en ligne de l’album complet sur les plateformes, Gregory Porter propose déjà à l’écoute Holding On, titre qu’il avait enregistré avec Disclosure et qui revêt ici un son manteau jazz. Au diable les machines qui sont boudées au profit de cuivres, cordes et claviers, on se sent un peu plus chez nous !

Gregory Porter [v], Alicia Olatuja [v], Chip Crawford [p], Aaron James [b], Emanuel Harrold [dms], Keyon Harrold [t], Yosuke Sato [as], Tivon Pennicott [ts], Ondrej Pivec [org]