Gary Bartz NTU Troop – Harlem Bush Music – Uhuru (1971)

Gary-Bartz-Uhuru-groovysessions.com_Une fois n’est pas coutume, c’est bien un album tendant vraiment vers le Jazz que je vais vous présenter aujourd’hui. Gary Bartz est un grand saxophoniste, à l’alto comme au soprano, et un excellent clarinettiste actif depuis cinq décennies maintenant. Il débute dans le groupe de Charles Mingus et tourne aussi avec Max Roach, Abbey Lincoln puis Art Blakey durant la majeure partie des années 60. 1970 est une année faste, il est choisi comme soliste par Miles Davis sur sa tournée, et crée la formation qui l’accompagne jusqu’à aujourd’hui, le NTU Troop.

« Harlem Bush Music – Uhuru » est son cinquième album sur Milestone Records, et la suite de « Harlem Bush Music – Taifa » sorti l’année précédente. Uhuru signifie liberté en swahili, et on la resent du début à la fin de l’écoute de ce LP, dans lequel on retrouve tout ce qui fait la force et la créativité de Bartz, un jazz d’avant-garde aux multiples influences.

Comme sur Taifa, en plus du saxo soprano de Gary Bartz, c’est la voix de bariton si particulière d’Andy Bey, le chanteur préfér de John Coltrane, parfois dissonante mais toujours envoûtante, qui est mise en avant. La face A est entièrement occupée par les 17 minutes de « Blue (A Folk Tale) », et le morceau sonne presque comme un manifeste de Bartz tant on y retrouve la plupart de ses influences sur plusieurs mouvements. Une intro folk où Bey chante à dessein légèrement faux de temps en temps pour un résultat étonamment addictif, puis l’arrivée du saxo qui donne de l’ampleur et de la profondeur avant de basculer ensuite dans l’afrobeat et une joyeuse fusion de l’ensemble.

La face B est elle composée de 4 morceaux plus classiques dans l’ensemble, dont un grand classique Jazz-Funk, le fameux « Celestial Blues », l’un de ses morceaux les plus connus et une vraie petite merveille. L’excellent Vietcong est suave à souhait et un grand morceau de jazz. « The little man walks through the jungle, the Vietcong ». On se croirait avançant tapi dans la jungle, mais bizarrement on jubile.

La version longue de « Blue » et le dernier morceau « Planets », qui cloture superbement l’album ne sont malheureusement pas trouvables en ligne, et il faudra donc se contenter d’une version raccourcie de la face A (10 minutes quand même) et des 3 premiers morceaux de la face B dans la playlist. Bonne écoute !

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