Dopegems – Necksnappin’

500x500-000000-80-0-0Dopegems : rarement un nom de groupe n’aura aussi bien été choisi. La nouvelle signature du label Heavenly Sweetness s’attache en effet à reprendre des morceaux rares et oubliés, devenus collectors et s’arrachant à prix d’or par les diggers du monde entier. Qu’elles soient issus du funk ou de BO, les pépites reprises par Dopegems et seulement connues des spécialistes sont de nouveaux proposées au grand public pour notre plus grand plaisir.

Les cinq membres du groupe (Greg F. à la guitare, Giuliano Veludo aux claviers, Emmanuel Harang à la basse, Yragaël Unfer au vibraphone et Likk Tim en solide leader à la batterie) réussissent le pari de nous faire découvrir ou redécouvrir de magnifiques morceaux (10 au total) superbement réarrangés pour le quintet. Car outre la qualité des interprétations du groupe, la force de Necksnappin’ tient aussi dans ses arrangements maîtrisés. Le concept du groupe est donc original : c’est avec toutes ces reprises et ces arrangement que Dopegems trouve son identité. Car force est de constater que le groupe sonne et a son univers. Voici donc une belle occasion de découvrir des morceaux que vous n’avez sans doute jamais entendu, joués par un groupe au groove inébranlable : ce serait dommage de rater ça.

“Besides playing a repertoire that is totally ignored nowadays, it forced us into finding tricks and workarounds to play the tunes, because of the limitation induced by the choice of
strictly period correct instrumentation[…]” Slikk Tim.

Nous ne vous « spoilerons » pas la découverte de tout les morceaux de Necksnappin’, car le plaisir de l’album tient aussi dans sa tracklist digne d’un crate digger, mais nous pouvons tout de même évoquer deux ou trois morceaux que nous avons particulièrement apprécié afin de vous donner envie d’aller de vous même poser une oreille sur ces trésors musicaux. Si vous êtes des lecteurs assidus de ce blog, The Stylistics vous dira surement quelque chose. Dopegems en reprend délicieusement One Night Affair, en version instrumentale bien entendu. La mélodie y est reprise en duo au vibraphone et au piano magnifiquement, aussi sensuel que l’originale (ce qui n’est tout de même pas évident) et bien plus funk dans l’esprit. Pour ceux qui se laisseront tenter par la version vinyl, sachez que le 33 tours s’accompagne d’un 45 tours où figurent en bonus une reprise de Roy Ayers It’s Your Love à la basse indécente, et sur l’autre face I Work the Whole City tiré de la BO de Taxi Driver par Bernard Herrmann avec une partie de guitare on ne peut plus seventies.

Que vous soyez un digger invétéré ou un amateur de jazz funk des années 70s, Necksnappin’ vous ravira. Les arrangements sont ciselés, le groupe ne se dépareille pas d’un groove efficace et quel bonheur que d’entendre toute ces petites merveilles méconnues! Décidément, je ne vois pas ce qui vous pousserez à ne pas écouter cet album. Nous on se repasse déjà la face A!

 

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