Danilo Pérez – Panama 500

daniloMI0003686601Après avoir tourné intensivement au sein du Wayne Shorter Quartet, le pianiste Danilo Pérez revient en solo, ou presque, avec un disque qui puise dans ses racines. Car tout en vivant à Boston, Pérez a toujours gardé des liens avec ses origines panaméennes, que se soit humainement (il a notamment créé le Panama Jazz Festival) ou musicalement. Et ce pour notre plus grand plaisir.

« … but there are still amazing musicians like Danilo Perez, who plays piano with Wayne Shorter’s quartet. He is not afraid of anything. »
– Herbie Hancock

Panama 500 tire son nom du 500ème anniversaire de la traversée de l’explorateur Vasco Nuñez de Panama qui lui fit découvrir l’océan pacifique. C’est donc en toute logique que l’album puise dans les traditions folkloriques du pays afin de nous proposer une véritable réflexion sur les liens entre la musique d’Amérique Latine et le jazz. Panama 500 nous rappelle en ce sens le précédent album de Pérez : Providencia, sorti en 2010. Le pianiste combine ainsi ses amours du jazz, de la musique latine et du classique (des incursions de violons dans nombre de compositions apportent une vraie variété de sons). Les trois morceaux de la suite Canal Suite qui apparaissent en milieu d’album présentent d’ailleurs un condensé de ces influences, offrant des pièces hybrides qui naviguent entre création contemporaine, improvisation et musique orchestrale. Le piano, la batterie et la basse du trio côtoient des ensembles à cordes ainsi que des instruments folkloriques créant un univers onirique et dépaysant.

Bien entendu le pianiste n’est pas seul dans cette aventure. À l’image des influences de sa musique, Pérez croise dans Panama 500 le trio avec lequel il travaille depuis un long moment (Ben Street à la basse et Adam Cruz à la batterie) ainsi que ses partenaires « Shorteriens » (John Patitucci à la basse et Brian Blade à la batterie). Il invite également des musiciens panaméens (flûtes et percus) ainsi qu’un ensemble classique. Tous ces talents s’accordent à merveille et nous ravissent avec un album magnifique de bout en bout, où Danilo Pérez démontre à la fois sa technicité mais aussi sa qualité d’écriture.

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