cortexinedit79

Il n’en a tenu qu’à un fil de ne pas avoir choisi la catégorie Friday Kitsch Cool pour classer ce post. Néanmoins, s’il apparait finalement dans la rubrique 33 Tours, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas vendredi et qu’il y a plusieurs titres à écouter, auquel cas j’aurai attendu la fin de semaine et sélectionné le morceau le plus insolite de l’album. Si ce post est là, c’est que nous avons été séduit par la musique de Cortex. Mais avant de cliquer sur PLAY, rappelez-vous que procéder ainsi aurait pu être une solution. Car si la musique de Cortex a indéniablement conservé son groove, elle a également conservé certains éléments bien datés qui lui confèrent aujourd’hui un côté complètement décalé (on pense notamment aux parties vocales) !

Cortex voit le jour en 1974 sous l’impulsion de deux musiciens : le batteur Alain Gondolfi et le claviériste Alain Mion. Ce dernier étant alors très influencé par l’effervescence du jazz fusion outre atlantique avec des pianistes comme Zawinul, Hancock ou Corea. Un premier album Troupeau Bleu parait dans la foulée et se vend relativement bien. Il porte indéniablement les marqueurs du jazz fusion et s’agrémente également de parties vocales en français de la chanteuse Mireille Dalbray. Les titres sont, de fait, reconnaissables entre mille.

Après quelques albums et une bande originale, le groupe se dissout. Les deux membres fondateurs estimant que la magie n’opérait plus. L’album Inedit ’79 compile, comme son nom l’indique, des titres enregistrés en 1979 inédits jusqu’en 2006. L’album parait sur le label Underdog qui a également réédité plusieurs disques du groupe dans les années 2000. Ecoutez leur version de Moanin, standard du pianiste Bobby Timmons. Tout y est : le groove, l’instru… et les parties vocales si singulières.

Cortex est l’unique formation française a avoir été nommée comme l’un des meilleurs groupes de fusion des années 70 dans le numéro n°578 de JazzMagazine.