Chet Baker est un monstre du jazz. Un point c’est tout.
Et pourtant c’est difficile de ne pas être tenté d’en dire plus. Ce trompettiste au destin tourmenté s’est baladé toute sa vie entre le succès et les excès. Drogues et alcool lui ont valu séjours en prison et autres ennuis notables. Pour autant, Chet Baker n’a jamais cessé de joué. Et c’est peut-être de cette vie si difficile que le jazzman a tiré une si grande sensibilité. The last great concert en est la preuve. Enregistré quelques mois avant sa mort, Chet Baker y interprète ses standards favoris avec une délicatesse et un phrasé incroyables. Au chant ou à la trompette, l’émotion est la même, sa fragilité saisit.