Charlie Rouse, saxophoniste ténor de son état, sort en 1962 un album (chez Blue Note) s’éloignant un peu de son jazz habituel pour aller taquiner la bossa. Mais contrairement à ce que Getz ou Charlie Byrd avaient pu faire, Rouse ne s’est pas senti obligé de respecter les poncifs du genre. Il se l’approprie et vient y mêler des accents de musique latine ou Afro-caribéenne. C’est frais, chaud et simple. On obtient un album fait par un pur Hard-Boper (qu’est Charlie Rouse), où le swing du jazz se marie aux rythmiques et aux harmoniques du style Afro-caribéen. On aime particulièrement le morceau : “Merci bon Dieu“.