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Azteca est l’exemple par excellence du métissage musical dont les années 70 ont vu l’essor. Un métissage initié à la fin des années 60 avec, entre autres, les albums de jazz-rock de Miles Davis (Bitches Brew et In a Silent Way). La musique d’Azteca est un melting pot dans lequel se sont retrouvés jazz, musiques latines, funk, rock, etc. Le groupe n’a enregistré que deux albums, l’un éponyme en 1972 et le second, Pyramid of the Moon en 1973, tous deux chez Columbia. Ces albums ont été très peu réédités et sont, par conséquent, devenus rares. Mais nous ne postons rien au hasard (ou presque…) : le label BBR records a réédité très récemment ces deux albums. C’est le moment !

Le groupe s’est formé autour des deux frères et percussionnistes Escovedo dont l’un, Coke, a enregistré avec Carlos Santana en 1971. De quoi justifier les traits communs, latins en l’occurence, de leurs musiques. Neal Schon, guitariste sur plusieurs titres, est lui aussi par l’école de Santana. Parmi tous ces musiciens de talent, un certain Paul Jackson, célèbre interprète de la ligne de basse de Chameleon et autres “hits” jazz-funk des célèbres Headhunters, emmenés par Herbie Hancock… qui signe le titre Can’t Take the Funk Out of Me sur Azteca, ci-dessous. Aussi, Lenny White, batteur aux côtés de Chick Corea dans son groupe fusion Return to Forever et sur l’enregistrement de Bitches Brew.

Azteca est donc un groupe à l’existence éphémère qui aura vu la réunion de plusieurs acteurs de cette petite révolution musicale de la fin des années 60 ayant amorcé l’effervescence créatrice de la décennie suivante. Finalement, bien que méconnu, un essentiel pour les amoureux de la culture fusion.

Azteca – Azteca (1972) by Le Digitalophone on Grooveshark