jmancd047Les albums de spiritual jazz sont rares dans les années ’80, et pourtant The One fait parti de ce petit nombre. 33 tours recherché par les diggers et collectionneurs de vinyls, l’album du septet Azanyah est aussi et avant tout un killer album. 

Très peu connu, le groupe a été crée par Mamaniji Azanyah (basse) et Immanuel Zechariah (flûte/saxophone) autour de 1984, a tourné presque exclusivement dans le sud des Etats Unis et a été l’un des rares groupes a poursuivre le mouvement spiritual jazz. Outre ces deux leaders, le septet se compose de Vance Taylor au piano, de Kofi McDonald aux percussions, de Eric Johnson et Otis Gould à la batterie, de Theresa Morton au chant et du guitariste Shaka. Le label Jazzman Records qui propose une réédition de The One prouve une fois de plus son flaire avec cet album qui voyage entre musique africaine, jazz fusion et spiritual jazz.

Les compositions s’inscrivent donc dans un pur style spiritual, avec des cheminements complexes, une mélodie bien présente et un groove lancinant. La voix de Theresa Morton qui ouvre l’album avec la track éponyme The One complétée par la basse de Mamaniji plante le décors et reflète bien l’univers que le groupe déploie tout au long de l’album : intriguant et hypnotique. L’acme de l’album est sans doute le très beau In The Beauty Of Holiness avec son sax lancinant et sensible. La composition apparait comme un véritable hommage à toute une tradition spiritual jazz des années 69-75. The One est réellement un petit joyaux, qui prolonge un genre musical absent des années ’80s avec un son pur et juste. A mettre entre toutes les oreilles.